A Toronto, la police n’est pas obligée d’apprécier le maquereau pour avoir de l’oseille.


A la lecture de l’actualité française de cette semaine, il semblerait que certains officiers de la police française soient en manque d’argent ou d’affection.

Pour le commissaire divisionnaire Jean-Christophe Lagarde, en mal des deux apparemment, c’est ballot de faire copain-copain avec Dodo la Saumure, un proxénète lillois. Un nom comme celui-là, c’est quand même la promesse d’emmerdements à venir (“Dodo la Saumure”, on dirait un nom pour du poisson pané, ce qui prouve que ce maquereau avait le sens de l’auto-dérision…).

Je suggérerais à ce commissaire divisionnaire une reconversion : pourquoi ne viendrait-il pas refaire sa carrière à Toronto ?

Si c’est le pognon qui lui manque au point qu’il soit obligé de toucher au grisbi, Toronto a la réponse à sa frustration.

Voyez plutôt :

En France, un commissaire de police en milieu de carrière touche un salaire de 3.200 € par mois soit 38.400 € par an.

Maintenant, Jeannot Chri-Chri, si tu lis ces lignes, il va falloir t’accrocher à ton hulster, ce qui va suivre risque de te faire mal :

À Toronto, un agent de police de 4ème catégorie (la plus haute), touche en salaire de base 82.000 $ par an (sans les primes et heures supplémentaires qui sont payées en conséquence) soit environ 62.000 €. Ça frise le double de ton salaire. Par contre, un simple planton cadet commence sa carrière à 55.000 $. Je fais le calcul…. Ça fait 38.000 € !! Ton salaire !

Mais peut être n’était-ce pas d’argent mais d’affection qui fait défaut aux policiers français ? Qu’à cela ne tienne, les Torontois aiment leur police (dont la devise est : “To serve and protect”. « To serve » signifie servir, pas se servir : certains devront s’y faire).

Le poste central de la police de Toronto a son musée et sa boutique. Des sorties scolaires y sont organisées (au musée, pas à la boutique).

J’y ai fait un saut la semaine dernière en allant chercher mon dossier de police (vierge, ouf!) : je me suis permis de prendre quelques photos des gadgets proposés à la vente.

J’ai résisté et n’ai pas acheté cette magnifique bavette pour mon fils. J’ai eu peur qu’on lui verse un pot de yaourt sur la tête si jamais il la portait en France (ce qui est toujours mieux qu’un pot-de-vin, me direz-vous)

Alors Jean-Christophe ? Manque d’amour ou d’argent ? Es-tu séduit par l’émigration ? On t’attend !

Par contre, je ne pourrais pas parrainer ton dossier de candidature à l’expatriation : je tiens à ma réputation.

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