Lundi dernier, c’était Action de Grâce (thanksgiving) que l’on peut aussi écrire « Action de grasse » vu le sort réservé aux dindes hormonées ce jour-là.
Nous sommes à la fin de l’été des indiens, période de tiédeur automnale propice aux escapades en forêt. Notre petite famille a conduit sa poussette vers l’une des grandes destinations de cette migration urbaine : les Toronto Islands.
Il s’agit de prendre un ferry pour se faire déposer sur l’une des îles situées à quelques centaines de mètres du rivage de Toronto. Les véhicules y sont interdits ce qui fait de cet archipel la zone piétonne la plus grande d’Amérique du Nord.
Ces 3 îles constituaient originellement une péninsule qui a été séparée du continent à la suite d’une tempête au XIXème siècle. Toutes sont reliées entre elles par des ponts de bois. L’accès le plus rapide à partir de Toronto se fait à partir de l’ïle de Ward.
Ses habitants profitent d’un isolement exceptionnel et d’un décor huppé.

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Si vous êtes arrivés jusqu’ici dans la lecture de ce propos, félicitations ! Je vous accorde que cette description a peu d’intérêt pour ceux qui connaissent déjà l’archipel et encore moins pour ceux qui n’iront jamais aux Toronto Islands.
Dans la négociation passée avec la ville, les règles d’accès à la propriété sont assez originales : les propriétaires des maisons ne sont pas propriétaires du terrain sur lequel se trouve lesdites maisons. Ils ont une concession pour 99 ans. De plus, un propriétaire qui souhaite vendre son bien immobilier ne pourra jamais le vendre plus cher qu’il ne l’a acheté initialement soit, en moyenne, 50.000 dollars. Il y a une liste d’attente de plus de 300 candidats à l’insularité.Depuis lors, les chênes continuent de pousser, désormais détendus…d’où l’expression de G. Depardieu dans « Les valseuses » : « on est pas bien là, détendu du gland, à la fraîche(…) ? » Il devait sans doute penser à ce moment-là aux chênes des Toronto Islands.


