Comment suivre un match de hockey à Toronto jusqu’à la dernière goutte


Souvenez-vous, c’était le 28 février 2010.

La finale de hockey des jeux olympiques de Vancouver opposait le Canada aux USA. Nous n’allons pas refaire le match, rappelons cependant que le Canada a su le mieux gérer sa rondelle (si vous dites « le palet », vous êtes démasqué comme Français – je le sais, cela m’est arrivé.)

Le lendemain, certains journaux français ont repris non pas le résultat du match (ce dont la majorité des Gaulois se fichait effectivement) mais un évènement qui s’était produit en marge du match.

Pour mes amis lecteurs de la vieille Europe qui ne sont pas férus de Hockey, il faut préciser qu’un match de hockey est divisé non pas en mi-temps mais en tiers temps de 20 minutes, séparés par une pause de 15 minutes. Ces pauses donnent la possibilité aux joueurs de se réparer les nez qui saignent et aux spectateurs d’aller se soulager 3 fois durant les 95 minutes de spectacle sur glace.

Or, ce soir là, 80 % de la population d’Edmonton (Manitoba – 800.000 habitants dont beaucoup ne sont pas bûcherons) suivaient le match à la télé. La pinte de bière toujours remplie et bien fraîche.

Le regard du troupeau est unique, ses vessies aussi.

L’Edmontonais a beau aimer le hockey, il n’en reste pas moins un garçon civilisé qui sait laisser la place « aux Water » aussi propre qu’il l’a trouvé avant l’arrivée de son voisin de bock : c’est là où les ennuis ont commençé pour la compagnie Epcor qui fournit l’eau à Edmonton.

Le graphe ci-dessous illustre le problème :

à force de tirer la chasse d’eau au même moment, la compagnie a frôlé la rupture d’appro. en eau pour la ville.

Cela aurait fait désordre pour le prochain appel d’offres municipal.

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C’est maintenant que le génie canadien va encore se révéler.

Pour éviter que la situation ne se répète (en effet le Canada est souvent dans les finales de hockey retransmises à la télé), certains petits malins ont trouvé des astuces pour inciter le téléspectateur à venir déposer son obole en-dehors des pauses.

C’est avec plaisir que je vous présente deux solutions rencontrées dans des sport- bars de Toronto et qui forcent l’admiration :

Celle-là, même Steve Jobs n’y avait pas pensé pour son Ipad.

Le modèle suivant est idéal pour refaire le match au quatrième tiers temps (la rondelle porte effectivement bien son nom) :

Mais comme rien n’est parfait en ce bas monde, un nouveau problème surgit aujourd’hui dans les sport-bars : la file d’attente devant les toilettes s’est singulièrement allongée depuis 2 ans. Que voulez-vous quand on a goûté une fois au charme de la porcelaine, on ne peut plus s’en séparer…

Ce qui prouve que le Canadien est un homme sensible à l’art conceptuel : c’est Marcel Duchamp qui vient de prendre un sacré coup de vieux.

4 réflexions au sujet de « Comment suivre un match de hockey à Toronto jusqu’à la dernière goutte »

  1. je remarque qu’une fois de plus seuls les hommes et leur prostate sont pris en compte!
    ou alors soit les femmes n’aiment pas le hockey soit, ce qui est improbable, elles ne pissent pas
    l’homme qui aime les femmes

  2. Problème équivalent au Royaume Uni, mais nucléaire celui-là. Où comment le soir de la retransmission de l’interview de Lady Di sur la BBC, le pays a failli se retrouver dans le noir à chaque pause publicitaire : toutes les bouilloires allumées au même moment pour préparer la cup of tea cérémonielle!
    Auront-ils un « black out threat » avec le reste de la famille royale? Rien n’est moins sûr…

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