A Paris: le caniche à sa maman, à Toronto: le DOUKIPUDONKTAN (1)


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Chaque grande métropole à son commensal à poil ou à plume: Paris a ses caniches, Rome ses pigeons, Genève ses cygnes…et Toronto ?

Toronto a décidé d’élargir sa politique « inclusive » à 2 bestioles à fourrure : le DOUKIPUDONKTAN et le KIKATOUKASSÉ.

Ces deux bébêtes pourraient pourtant régler le conflit entre le Canada et l’UE sur la chasse à la fourrure des bébés phoques mais comme aime à le dire mon amie Benoîte : » c’est plus compliqué que cela… »

Présentation:

Le DOUKIPUDONKTAN.
Hier, en prenant un café derrière la fenêtre donnant sur notre jardinet, je vois apparaître un « sconce » se balançant sur le gazon d’une démarche pataude pour venir déposer son obole scatologique.
Pour les non-initiés, le sconce est appelé au Québec la moufette et au milieu de la forêt de Fontainebleau, le putois. Tel Oncle Gabriel, dans « Zazie dans le métro « , je lui ai préféré le surnom de DOUKIPUDONKTAN.

Tous les canadiens savent que le sconce, c’est comme le grizzly : il vaut mieux ne pas apparaître dans son champ de vision. Cette créature de Dieu peut vous lancer un jet d’urine acide dont l’odeur s’imprègne sur votre peau ou vos vêtements durant des semaines, quelle que soit la lessive que vous utilisez (nouvel Ariel inclut).

Le sconce a donc pu « chier peinard » sur mon gazon. Je l’avoue : j’ai du mal à donner une claque aux grandes mauvaises odeurs lorsque je sais qu’elle peuvent se défendre.

Le législateur municipal torontois a décidé pourtant que cette fourrure puante serait un animal protégé dans la ville-reine.

Apparemment, monsieur Li (le nom de famille à été changé par égard pour la famille) n’était pas au courant de ce décret.
Lassé de voir les pneus de sa voiture aspergés d’urine pestilentielle, ce nouveau citoyen canadien se mît en chasse du pisseur et le piégea facilement. Il se fit alors justice: il prit l’animal par la queue et lui frappa la tête contre le pavé jusqu’a ce que mort s’ensuive.
M. Li fit une erreur ce jour là.

L’exécution du pisseur eut lieu sur la voie publique. Il y eut des témoins.

30 minutes plus tard, la police canadienne vint frapper à la porte de M.Li qui ouvrit avec un grand sourire en tenant dans ses mains le début d’une future toque d’hiver pour Mme Li.
M.Li n’a rien nié (il s’attendait plutôt à des félicitations du service d’hygiène de la ville) et fut condamné à 1.000$ d’amende et 30 jours de prison fermes.

L’anecdote est authentique.

Avouez que ça fait réfléchir autant sur la notion de la protection de merdes ambulantes que sur celle de vos voisins toujours prêts à vous dénoncer.

Le temps de reprendre mes esprits et nous évoquerons dans le billet suivant le KIKATOUKASSÉ.

Une réflexion au sujet de « A Paris: le caniche à sa maman, à Toronto: le DOUKIPUDONKTAN (1) »

  1. Mais non, il ne faut pas dramatiser non plus! Ledit DOUKIPUDONKTAN, s’est vu récemment interdire l’accès dans le transport en commun. Il ne peut pas non plus vous assommer dans les magasins ni dans les banques (depuis Vespasien, n’est-ce pas, l’argent doit rester sans odeur). En fait, les seuls endroits où vous pouvez le rencontrer, sont les jardins de notre sympathique chroniquer et celui de M. Li. Pour ce qui est du M. Li, il s’agissait d’une vengeance du DOUKIPUDONKTAN (M. Li appréciait paraît-il trop la chair d’un des proches cousins de la créature puante!). Pour ce qui est de notre chroniqueur, je ne sais rien… Mais je lui conseille de ne pas se prendre au pauvre animal. Les voisins veillent et ils ont le combiné du téléphone facile… Surtout quand il s’agit d’un francophone!

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